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 Amnesia : the dark descent.

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hairaz



Messages : 20
Date d'inscription : 08/11/2010
Age : 23

MessageSujet: Amnesia : the dark descent.   Sam 13 Nov - 21:12

Bonjour à tous
J'ai pensé que ce serait intéressant de poster le test que j'ai envoyé pour ma candidature et de voir ce que vous en pensiez. Ca parle d'Amnesia : the dark descent, jeu indé récent d'horreur, à 15 € sur Steam, et auquel je mettrais un beau 17 / 20. Mais trève de bavardage, le test :



Test : Amnesia, the dark descent


Descente aux enfers


L’impression d’être en train de se pisser dessus. Ce n’est ni élégant, ni glorieux, mais c’est bel et bien ce que l’on ressent en jouant à Amnesia : the dark descent, dernier titre des créateurs de Frictional Games, petit studio indé suédois, composé de 5 personnes, déjà à l’origine de la série des Penumbra. Alors, comment un titre aussi peu ambitieux peut-il nous déstabiliser de cette façon ?

Des images défilent devant vos yeux. Vous vous perdez parmi ces lieux où vous avancez quelques secondes avant qu’ils ne s’effacent. Soudain, votre vue se stabilise, et vous vous parlez à vous-même : Il y a des choses que l’on ne doit pas oublier. Vous êtes Daniel, vous vous trouvez dans le château de Brennenburg, et vous devez tuer Alexandre, nom qui doit encore évoquer de l’amertume chez vous. Cette entrée en matière laisse donc place d’une part à une empathie totale avec votre personnage, découvrant en même temps que vous la vérité, et d’autre part à un scénario qui, s’il n’est pas d’une originalité époustouflante, a le mérite d’être complexe mais clair et bien narré : vous découvrez votre histoire en même temps que les pages de votre journal intime et au fur et à mesure des flashbacks qui vous assaillent régulièrement.

Maman !
Dans Amnesia, tout se joue sur l’expectative. Les premières minutes d’Amnesia ne sont pas effrayantes, elles nous introduisent aux mécaniques de jeu, à son scénario et à son ambiance. Petit à petit, le stress monte. Quelques premiers avant-goûts de ce qui m’attend s’offrent à mes yeux. Soudain, un cri résonne dans mon dos. Un monstre surgit et me tue. Sans s’être déjà fait avoir une première fois, il est quasi-impossible de le voir arriver. En un instant, toutes les différentes mécaniques du jeu s’accordent entre elles, pour nous livrer en pâture à une peur intime et dérangeante.
Tout d’abord, il faut savoir que Daniel ne peut pas se défendre : face à un ennemi, vous ne pouvez que fuir et se cacher. Et l’un des éléments les plus remarquables dans Amnesia, c’est son système de « santé mentale ». Le jeu, s’inspirant beaucoup de l’univers de Lovecraft (écrivain de l’horreur s’il en est), reprend le jeu récurrent chez l’auteur sur la folie de ses héros grâce à ce concept. Au fur et à mesure que vous assistez à des évènements étranges, que vous êtes soumis à des hallucinations sonores, que vous restez dans l’obscurité ou que vous fixez vos ennemis, celle-ci diminue, votre vue se trouble, et on finit parfois par faire tomber quelques secondes dans les pommes.

Concrètement, qu’est-ce que ca veut dire ? Quand un zombie (car c’en sont bien, même si, revus par les artistes de chez Frictional, ils se transforment plus en monstres prêts à hanter nos rêves les plus infantiles et donc les plus terrifiants) est face à vous, vous devez vous cacher dans l’ombre et épier ses mouvements pour s’éloigner au fur et à mesure qu’il s’approche de vous. Deux choses que vous ne devez pas faire, sous peine de voir votre santé mentale diminuer … et ce jusqu’à ce que vous ne puissiez même plus contrôler votre respiration, sous peine de quoi votre ennemi se jettera sans pitié (ni même une once d’hésitation) sur vous. Une fois repéré, il ne vous reste plus qu’à fuir en courant et en priant pour que vous puissiez atteindre la première porte de changement de zone, réellement salvatrice, avant que la créature ne vous atteigne elle-même. On se retrouve donc très vite accroupi, dans un coin sombre, sentant le moment de la réalisation de certains besoins naturels devenir de plus en plus imminente au fur et à mesure que la menace s'approche.

L’un des autres points très réussis d’Amnesia, c’est son ambiance, qui étend la terreur profonde que nous inspire les abominations qui vous poursuivent à une crainte dévorante de tous les instants. Le jeu nous prévient immédiatement quand il y a un rôdeur dans les parages : une porte que quelqu’un tente d’enfoncer puis que l’on entend céder, des hallucinations sonores et des portes se balançant constamment nous font voir le danger partout. Cependant, les poursuivants ne tournent pas en rond selon un chemin redondant, comme dans tout jeu d’infiltration : ils apparaissent puis disparaissent, viennent hanter notre imagination puis nous prennent dans le dos au moment où l’on s’oubliait à l’effroi pour courir et enfin trouver le moyen de s’échapper de ce satané château de Brennenburg. On est constamment à l’affut du moindre bruit pour savoir d’où pourrait venir la prochaine apparition, c’est donc tout autant sur la peut panique face à l’ennemi que sur la peur de l’attente et de la crainte que joue le soft de Frictional Games.

Shocking !
Les anglais ont un mot parfait pour décrire la mise en scène d’Amnesia : insane. Il se traduit par fou, mais évoque aussi malsain, et il fait le sel d’Amnesia. On est confronté tout au long du jeu à la mise en scène de la folie humaine, dans sa manifestation la plus lucide et la plus malsaine. Amnesia suggère sans tomber dans le gore ridicule d’un Manhunt, il en montre juste assez pour que l’on ne manque pas une goutte de la cruauté des situations tout en laissant notre imagination fonctionner pour nous assurer au final des scènes parmi les plus dérangeantes jamais vu : il arrive au niveau de Silent hill 2 simplement grâce à certains passages, racontés indirectement, encore une fois grâce à des flashbacks, d’une façon si fine qu’elle en sont encore plus insoutenables que si elles avaient été narrées de manière plus explicite. Un jeu donc résolument adulte et marquant.

Gratifiant (heureusement !)
Pour tout vous dire, après ma première rencontre avec une créature surnaturelle, je suis sorti en courant de la pièce où je me trouvais. Seulement, je n’avais absolument aucune envie d’y retourner ! Pourtant, 5 minutes après, j’y étais. Pourquoi ?

Tout d’abord, le level design d’Amnesia se divise en deux parties : on se retrouve à un embranchement où l’on doit résoudre les énigmes de plusieurs salles pour pouvoir accéder à la suite, qui sont ensuite suivies de passages plus linéaires mais non moins effrayants, Amnesia misant beaucoup sur les évènements scriptés, comme nous avons pu le voir avec les apparitions de zombies. Ces passages linéaires permettent bien sur une progression tangible, mais ce qui va réellement les énigmes qui nous pousseront à avancer : même si elles ne sont pas d’une grande originalité (des objets à trouver et à assembler, des mécanismes à activer, etc.), elles ont le mérite d’être bien intégrées à l’histoire, puisque ce sont des documents trouvés sur les lieux ou des flashbacks qui nous donnent les indices nous guidant à la solution. Et là se loge notre motivation principale tout au long de notre voyage dans les entrailles du château de Brennenburg : lorsque l’on résout une énigme, un flash bleu nous indique que l’on a recouvré un peu de notre substantielle santé mentale. Et, mine de rien, sans ces quelques secondes de réconfort avant la reprise des hallucinations, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de finir Amnesia.

Enfin, un dernier mot sur le scénario, qui sait lui aussi faire vivre des personnages que l’on ne croisera jamais et qui est assez bien ficelé pour nous garder devant notre écran jusqu’au bout (tâche bien difficile rapportée à la répulsion que ce dernier pourra vous inspirer sous l'emprise de ce jeu)

Amnesia : the dark descent réussit à évoquer chez moi un sentiment que j’ai rarement éprouvé avec une telle force : une empathie totale avec le personnage, qui conduit à une peur intime et dévorante. Mise en scène soignée, ambiance oppressante et game design aux petits oignons, notamment grâce à l’excellent concept de santé mentale, et sa durée de vie qui, même si elle est assez courte, est totalement compensée par son prix (15 €), on ne peut reprocher à Amnesia qu’un scénario bon mais pas très rafraîchissant. Un dernier conseil pour cette expérience hors du commun : oubliez tout ce que je viens de vous dire, et plongez-vous corps et âme dans ce jeu simplement excellent.



Donc, maintenant, la question rituelle : Que pensez-vous de mon test ? Et du jeu en lui-même ?
(J'ai ajouté quelques petites choses depuis le test de ma candidature, mais je n'ai pas pu mettre ici les images, où j'avais mis le principal de l'humour)


Dernière édition par hairaz le Dim 14 Nov - 14:50, édité 1 fois
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FoliGamer

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MessageSujet: Re: Amnesia : the dark descent.   Dim 14 Nov - 8:10

Vraiment très complet où on voit à quel point ce jeu t'interesse et que tu veux à tout prix nous épater avec et bien, c'est réussit malgrès, comme moi le stress qui te pousse à faire des fautes:
elles ont le mérité
jamaiset

et encore quelques autres mais sinon ton test, pour moi, et plus que complet et on voit ton expérience personnelle dans ce dernier ce qui donne envie de le finir.
Pour ce qui est du jeu, je n'ai pas tellement envie de le tester pas parceque je ne suis pas embaler par ton écrit mais parce que je suis un peu trop craintif ^^
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hairaz



Messages : 20
Date d'inscription : 08/11/2010
Age : 23

MessageSujet: Re: Amnesia : the dark descent.   Dim 14 Nov - 14:52

FoliGamer a écrit:
Vraiment très complet où on voit à quel point ce jeu t'interesse et que tu veux à tout prix nous épater avec et bien, c'est réussit malgrès, comme moi le stress qui te pousse à faire des fautes:
elles ont le mérité
jamaiset

et encore quelques autres mais sinon ton test, pour moi, et plus que complet et on voit ton expérience personnelle dans ce dernier ce qui donne envie de le finir.
Pour ce qui est du jeu, je n'ai pas tellement envie de le tester pas parceque je ne suis pas embaler par ton écrit mais parce que je suis un peu trop craintif ^^

Merci pour les corrections, c'est réparé !
Sinon, c'est vrai que le jeu est très flippant, mais au final, on ne regrette pas d'y avoir joué (tu peux déjà essayer la démo, voire si tu veux continuer ou si c'est même pas la peine ^^)
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